Nous vous présentions l’airsoft hier. Sur le Fil a également rencontré K.Z., un joueur d’airsoft bruxellois. Dans la forêt ou dans une vieille usine abandonnée le week-end, il arpente les rues de la capitale en semaine puisqu’il est… policier. Il répond à nos questions concernant son hobby et son travail.
Pouvez-vous nous parler de votre pratique de l’airsoft?
J’ai commencé l’airsoft lorsque j’avais 17 ans. J’avais toujours envie d’avoir une réplique à billes pour jouer avec mes amis. C’est un sport d’équipe dans lequel il y a moyen de créer pas mal de scénarios, réels ou totalement imaginaires. Ce que je veux dire par réels, c’est qu’il existe des organisations, des équipes qui louent des immenses terrains, avec des bâtiments, des véhicules et on recrée un théâtre d’opération de police/militaire/bandit.
Comment abordez-vous cette pratique d’un point de vue légal?
Pour le coté « législatif », la plupart des airsofteurs connaissent et respectent la loi. A savoir qu’il faut être majeur pour acheter une réplique et qu’elle ne peut pas être exhibée en public. A coté de ça, il y a des règles très précises sur les terrains de jeu comme par exemple la protection faciale, ne pas tirer à moins de 20m avec une réplique d’épaule mais plutôt avec son pistolet qui est généralement moins puissant. Je pense que la police connaît bien la loi concernant ces armes mais qu’elle l’applique mal. A savoir, confisquer une arme se trouvant dans un sac, dans le coffre d’une voiture…
Craignez-vous de voir des répliques être utilisées dans des actes criminels?
Personnellement je ne crois pas que ces armes-là soient utilisées dans le grand banditisme car les malfrats ont besoin de pouvoir répliquer si le besoin en est. Et s’ils tirent avec des billes… Par contre, ces armes sont régulièrement utilisées dans la petite délinquance et la petite criminalité (braquer un magasin avec une réplique, ça c’est déjà fait !) Le grand banditisme est armé avec des armes généralement de guerre, à savoir AK47 en 7.62mm qui s’achètent comme des petits pains sur le marché noir et pour pratiquement rien (entre 120 et 150 euros).
Souhaiteriez-vous que l’image de l’airsoft auprès du grand public évolue?
Concernant l’image de l’airsoft en général, j’aimerais effectivement qu’elle soit changée, qu’on arrête de nous prendre pour des « gamins qui font la guerre ». Ceci est notre hobby, tout comme monsieur et madame tout le monde ont les leurs. Bien que l’image de l’airsoft ait fortement évolué depuis ces dernières années. Mais je pense que les régions pourraient nous accorder de jouer sur des terrains qu’ils n’utilisent plus depuis des années, même contre rétribution… Par contre, il y aura toujours des personnes qui se procurent des répliques et qui s’amusent à se cacher derrière les rideaux de bobonne et à tirer sur les passants ou les animaux, ce qui est totalement interdit ! Et c’est à cause de ces personnes que l’image des véritables airsofteurs est salie…